Recette du vrai clafoutis aux cerises
L’été arrive avec ses cerises juteuses. Vous tenez là l’occasion parfaite pour sortir votre moule à gratin. La recette du vrai clafoutis aux cerises du Limousin demande juste quelques ingrédients simples et quarante minutes au four. Le secret ? Garder les noyaux pour ce parfum d’amande subtil qui fait toute la différence.
La recette étape par étape
| Étape | Description | Durée indic. |
|---|---|---|
| Préparation des cerises | Laver, équeuter, sécher, laisser les noyaux | 10 min |
| Préparation de la pâte | Mélanger ingrédients secs, incorporer œufs et lait jusqu’à pâte lisse | 10 min |
| Dressage | Beurrer le moule, disposer cerises, verser la pâte | 5 min |
| Cuisson | Four à 180°C jusqu’à coloration dorée, pâte ferme mais tremblotante | 35 à 40 min |
| Finition | Poudrer de sucre glace, servir tiède ou froid | 5 min (repos) |
Préparez votre clafoutis comme au Limousin
La vraie recette du vrai clafoutis aux cerises n’a rien de compliqué. Elle respecte la tradition paysanne avec des produits du quotidien. Pas de fioritures. Juste le bon geste au bon moment.
Ce qu’il vous faut pour 6 à 8 personnes
Sortez 500 à 600 g de cerises fraîches. Les Burlat noires sont parfaites. Ajoutez 100 g de sucre en poudre, un sachet de sucre vanillé, 100 g de farine et 4 œufs. Comptez 25 à 35 cl de lait entier selon votre goût. N’oubliez pas 15 à 30 g de beurre pour le moule et une pincée de sel.
Certaines familles glissent une cuillère de crème fraîche dans l’appareil. D’autres préfèrent un trait de kirsch. À vous de choisir votre camp.
Du saladier au four : la méthode pas à pas
Lavez vos cerises et équeutez-les soigneusement. Séchez-les bien sur un torchon propre. L’eau en excès risque de détremper votre pâte.
Préchauffez le four à 180°C. Mélangez la farine, le sucre, le sucre vanillé et le sel dans un grand saladier. Incorporez les œufs un par un en fouettant entre chaque ajout. Versez le lait progressivement pour éviter les grumeaux. Votre appareil doit être lisse et homogène.
Beurrez généreusement un plat à gratin de 26 à 28 cm de diamètre. Répartissez les cerises au fond. Versez l’appareil par-dessus en une seule fois. Direction le four pour 35 à 40 minutes.
Trois astuces pour une cuisson parfaite
Surveillez la coloration dorée sur le dessus. Le centre doit rester légèrement tremblotant, comme un flan qui peine à se tenir. C’est normal.
Ne montez jamais les blancs en neige. Le clafoutis n’est pas un soufflé. Il garde sa texture de flan moelleux, dense et fondant à la fois.
Utilisez un moule large et peu profond. Vous obtenez une cuisson uniforme et cette belle surface dorée qui fait saliver.
Faut-il vraiment garder les noyaux ?
Voilà la question qui divise les cuisinières depuis des générations. Les puristes du Limousin ne transigeront jamais sur ce point.
La tradition limousine a ses raisons
Dans les fermes du 19ᵉ siècle, personne ne perdait son temps à dénoyauter. On jetait les cerises entières dans la pâte. Point final. Mais cette méthode cachait un avantage gustatif remarquable que les anciens connaissaient bien.
Près de 80 % des recettes traditionnelles recommandent aujourd’hui de conserver les noyaux. Pas par paresse. Par goût.
Ce parfum d’amande qui change tout
Le noyau libère un arôme délicat pendant la cuisson. Cette note d’amande amère rehausse l’ensemble du dessert. Elle se marie avec le fruit pour créer une harmonie que la version dénoyautée ne reproduit jamais totalement.
Testez les deux versions côte à côte. Vous sentirez la différence dès la première bouchée.
Adaptez selon vos invités
Les enfants et les personnes âgées apprécieront davantage un clafoutis dénoyauté. Ça reste un dessert français authentique, juste plus facile à déguster. Prévenez vos convives si vous gardez les noyaux. Certains n’aiment pas la surprise.
Pour les grandes tablées familiales du dimanche, la version traditionnelle s’impose. Elle raconte une histoire.
Clafoutis, flaugnarde ou millard ?
Ces trois noms désignent des desserts cousins. Mais attention aux confusions qui énervent les Limousins.
Le vrai clafoutis se fait aux cerises
Impossible de transiger sur ce point. Le clafoutis authentique contient exclusivement des cerises. Noires de préférence. Entières de tradition. C’est la définition même du dessert né dans les vergers du Limousin.
Utilisez des pommes, des poires ou des abricots ? Vous faites autre chose. Quelque chose de délicieux peut-être, mais pas un clafoutis.
La flaugnarde accueille tous les fruits
Voilà le nom correct pour les versions aux autres fruits. La flaugnarde ressemble au clafoutis. Même appareil, même technique de cuisson. Seule la garniture diffère. Elle accepte volontiers les prunes, les pommes, les poires ou les abricots selon la saison.
Le résultat reste savoureux. Simplement, n’appelez pas ça un clafoutis devant un Creusois. Vous risquez de froisser quelqu’un.
Chaque région a son nom
En Auvergne, on parle de millard ou milliard pour désigner le même dessert aux cerises. Le dialecte local a forgé son propre vocabulaire. La recette reste identique. Seul le nom change au gré des départements.
Ces variations linguistiques témoignent de l’enracinement profond du dessert dans le terroir français. Chaque vallée s’approprie la recette à sa manière.
Un dessert né dans les vergers limousins
L’histoire du clafoutis se confond avec celle des cerisiers traditionnels plantés dans les campagnes du centre de la France.
Le 19ᵉ siècle voit naître le clafoutis
Les premières mentions écrites du clafoutis apparaissent au cours des années 1800. Les fermières limousines préparaient ce dessert quand les cerises mûrissaient en juin et juillet. Elles utilisaient les produits de la ferme : œufs frais, lait du matin, farine moulue au village.
Ce gâteau symbolisait la simplicité rustique. Pas de prétention. Juste le plaisir de partager un moment doux après le repas.
« Clafir » signifie remplir en occitan
Le mot clafoutis vient du dialecte occitan parlé dans la région. « Clafir » veut dire remplir. On remplissait littéralement le moule de cerises généreuses avant de verser la pâte. Cette étymologie raconte la générosité paysanne et l’abondance des récoltes estivales.
Certains linguistes avancent d’autres hypothèses. Mais celle du remplissage reste la plus populaire et la plus poétique.
La simplicité paysanne devenue star
Aujourd’hui, le clafoutis figure parmi les desserts français les plus recherchés en ligne durant l’été. Il devance même certaines pâtisseries plus sophistiquées. Un foyer sur trois en cuisine au moins un entre juin et juillet selon les études récentes.
Cette popularité témoigne de notre attachement aux recettes authentiques. Face aux desserts industriels, le clafoutis maison garde tout son charme.
Dégustez et conservez votre clafoutis
Votre création sort du four avec ce parfum enivrant de cerises chaudes et de vanille. Maintenant, quelques règles pour en profiter pleinement.
Deux à trois jours au frais maximum
Laissez tiédir avant de déguster. La tradition limousine veut qu’on le serve tiède, mais le clafoutis froid reste délicieux. Couvrez-le d’un film alimentaire ou glissez-le dans son plat avec un couvercle. Direction le réfrigérateur.
Il se conserve deux à trois jours sans problème. Au-delà, la texture devient moins agréable et l’humidité gagne du terrain. La congélation fonctionne techniquement, mais le résultat déçoit souvent après décongélation. Préparez plutôt la quantité que vous mangerez.
Glace vanille, crème ou kirsch : à vous de choisir
Une boule de glace vanille fond délicatement sur le clafoutis tiède. Ça crée un contraste de températures absolument divin. La crème fraîche épaisse apporte une touche de gourmandise rustique.
Les plus audacieux ajoutent quelques zestes de citron dans l’appareil avant cuisson. D’autres versent une larme de kirsch pour rehausser les arômes. Un verre de cidre doux ou un vin blanc moelleux accompagne merveilleusement ce dessert.
Poudrez de sucre glace juste avant de servir. Ça ajoute une touche visuelle et cette petite note sucrée en finale.
À vous de jouer
Vous avez maintenant tous les secrets de la recette du vrai clafoutis aux cerises. Filez au marché chercher les plus belles cerises. Votre cuisine va sentir bon le dimanche d’été comme autrefois.
Camille
FAQ
Pourquoi laisser les noyaux dans le clafoutis aux cerises ?
Selon la tradition du Limousin, il est préférable de conserver les noyaux dans les cerises lors de la cuisson du clafoutis. Les noyaux libèrent un arôme d’amande au contact de la chaleur, renforçant la saveur authentique du dessert et apportant une touche subtile qui distingue le vrai clafoutis des versions modernes.
Peut-on préparer le clafoutis aux cerises avec des cerises surgelées ?
Il est possible d’utiliser des cerises surgelées, mais il faut bien les décongeler et les égoutter au préalable pour éviter qu’elles ne détrempent la pâte. Le goût sera toutefois moins intense et le clafoutis risque d’être plus humide qu’avec des cerises fraîches.
Quelle différence entre un clafoutis et une flaugnarde ?
Le clafoutis est spécifiquement réalisé avec des cerises, alors que la flaugnarde utilise d’autres fruits tels que les pommes, poires, prunes ou abricots. La base de pâte est similaire, mais seul le clafoutis aux cerises bénéficie de cette appellation traditionnelle.
Peut-on faire un clafoutis avec d’autres fruits ?
Oui, il est possible de décliner la base du clafoutis avec différents fruits de saison (prunes, abricots, pommes, poires…). Cette variante porte toutefois le nom de flaugnarde ou de millard selon les régions. L’appareil à clafoutis reste identique, seule la garniture change.
Comment conserver le clafoutis aux cerises après cuisson ?
Le clafoutis se conserve idéalement au réfrigérateur pendant 2 à 3 jours, dans son plat, recouvert d’un film alimentaire ou d’un couvercle adapté. Il peut se congeler, mais sa texture est généralement moins agréable après décongélation.
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